la tristesse m'étreint le c½ur...
le voir partir à été comme une affreuse mélopée à mes oreilles
ce regard, ce dernier regard...
je ne l'invente pas, Elle l'a vu aussi
les coups de masse dans ma poitrine me font suffoquer
je manque d'air
j'étouffe
je ne me suis pas rendu compte qu'il était mon oxygène
je suis fâchée contre moi-même
une telle dépendance... c'est indigne
mais comme une cascade j'entends mon c½ur s'écouler en un millier de morceaux
"oublie-le" "il ne te mérite pas"
mais nous savons qu'ils étaient Les, Ceux, Ils, Eux.
Le voir tous les matins ne sera plus possible
entendre ses affreux récits non plus,
et je sens comme un immense néant dans mon âme: accro-dépendance à la drogue, ma drogue.
Oublier, oublier, alors que je ne fais que me remémorer,
deux jours ont passé,
et les souvenirs affluent,
tous ravivant plus ma peine les uns que les autres.
Je n'avais pas prévu,
ce choc si intense, moi qui prévient de tout,
c'était quelque chose que j'avais préféré reculer dans le coin le plus sordide de mon esprit,
et les heureux événements de cette semaine ont été effacés d'un coup.
Je me suis défoncée pour oublier,
dans le sport, l'intensité,
éreintée, j'y avais pensé toute la journée,
j'ai passé une nuit agitée, où se sont révélées les pires pensées.
Il y aura bien cette dernière fois, mais je sais déjà
que je me retiendrais de pleurer
que je l'observerais, et que le mal au c½ur aura pris le pas sur la joie
je ne suis pas seule dans ce cas
oui mais en nous soutenant l'une l'autre nous savons, au fond de nous-même
que la situation de chacune est bien différente de celle de l'autre
les faux-espoirs, les fausses-joies, les films dignes d'un grand réalisateur,...
je pleure.